Je suis heureux de vous annoncer lasortie de mon
recueil de poésie "Poésies d'un autre monde"publié chez "The Book Editions".
Après cinq années d'écriture sur blog beaucoup de personnes m'ont dit
"Pourquoi n'écris tu pas un recueil?" Voilà donc qui est fait ...Alors pour ne
pas m'arrêter là je vais continuer bientôt l'écriture d'un roman que j'ai
entrepris mais tout juste commencé il y a quelques mois ...Je vous souhaite en
attendant à toutes et tous une bonne semaine. Lien pour commander mon recueil:
http://www.thebookedition.com/poesies-d-un-autre-monde-christian-alinat-p-26045.html
Bien loin, mon esprit semble s'envoler,
S'égarant dans une sphère inconnue,
Sortant de mon corps détaché,
Flirtant avec un parfum de déjà vu.
Monde parallèle, une vie ailleurs,
Je me laisse guider dans un voyage astral,
N'écoutant que la voie de mon coeur,
Trouvant l'équilibre entre le bien et le mal.
Voyageant à la recherche d'une toute autre ère,
Je survole des siècles que l'histoire a effacé,
Mon esprit flottant, bien haut dans les sphères,
Voyant défiler sous mes yeux toutes ses années passées.
Au sources du monde, je me vois renaître;
Vie antérieure dans des temps reculés;
A ma vue, une lumière je vois apparaître,
Tandis qu'un fluide puissant semble m'emporter.
Illustration : Jim Waren
Petite créature aux airs malicieux,
Semblant être toujours heureux,
Compagnon,à l'esprit bien farceur,
Devenu comme un porte bonheur.
Tout le temps caché dans un coin;
Passant inaperçu s'en allant parfois au loin .
Toujours prêt à faire la moindre plaisanterie,
De farces et attrapes, ta tête est remplie.
Sacré lutin, que certains trouvent agaçant;
Pour moi tu seras toujours amusant.
Comme un double de moi même possédant la magie;
Celle qui amène joie et gaieté dans la vie .
Ami fidèle au coeur généreux,
Au rire qui pétille dans tes yeux,
Tu es venu pour nous montrer le chemin,
Celui de la joie de vivre essence même du lutin.
Étant allongé inanimé sur des rives perdues ,
Je te vis venir prés de moi belle inconnue ,
Tandis que mon esprit semblait quitter ce monde ,
Je me sentis flotter comme une âme vagabonde .
Exquis était ce moment où j'entendis ta voix ,
A la vie de nouveau je retrouvais la foi .
Quand à mon oreille des mots doux tu chuchota
Délicieux instant où pour moi tout bascula .
Dans tes yeux je crus voir un miroir ,
En me rapprochant de toi beauté du soir.
Liée à moi tu es dans mon coeur et dans mes pensées ,
M'offrant tout à toi je me sentis l âme absorbée .
Sirène de l'océan m'entraînant dans les profondeurs ,
A toi désormais je fais don de mon coeur.
Notre amour au pays aquatique me redonna la vie ,
Quand ton chant sous les eaux résonna telle une symphonie .
Illustration de Jessica Galbreth
Ecrit en Juiillet 2006
Ayant erré depuis l'aube des temps,
Après avoir vu couler tant de sang,
Quand son peuple le croyait mort,
De faux fidèles l'avaient
poussé dehors.
Glissant dans les ténèbres, éjecté de son monde,
Perdu, comme un fantôme à l'âme vagabonde,
Sauvé par les puissances de l'au delà,
Qu'il invoquait depuis longtemps déjà.
Forces du bien et du mal qui s'affrontaient,
La vengeance, ou le pardon, envies partagées,
Reconquérir son pouvoir,retrouver enfin l'amour,
Tache insensée quand l'âme est perdue pour toujours.
Plus maître de lui même possédant cette maudite épée,
Don des ténèbres symbole d'invincibilité,
Luttant contre lui même désespérément.
Regardant, le sang de sa lame couler abondamment.
Destiné depuis longtemps toute forgée,
Comme dans les ténèbres le fut cette épée,
Quel sera le chemin de rédemption pour avoir pactisé?
Quelle issue?Quelle fin pour une paix retrouvée?
Longeant la route des morts non enterrés,
Victoire amère,quand l'âme s'est envolée,
Quand le destin s'arrête et que l'amour n'existe plus,
Était ce cette gloire qu'il avait voulu?
Un roi sur son trône haï, craint et respecté,
Imposant à ses sujets sa ferme autorité,
Piètre représentation d'un seigneur amer.
Devenu l'esclave du maître
des enfers.
Illustration de Brom
Âmes écorchées qui de nouveau se blessent,
Espérant voir venir une douceur qui caresse ,
Perdant nos repères s'égarant dans la nuit,
Regardant dans la brume errer nos esprits .
Voulant se fondre dans le brouillard,
Se disant à présent ''il est trop tard ''
Trop de douleurs ont eu raison de nous,
Quand les larmes abondent sur nos joues.
Regardant encore plus loin que l'au delà,
Ne voulant pas descendre encore plus bas,
Voulant toujours croire à l'espoir,
Espérant enfin sortir du noir.
Petite lumière au bout du tunnel ,
Lueur attendue comme fut le dégel,
Longue quête,que celle du bonheur,
Voulant retrouver enfin foi dans nos cœurs .
Calme est le lac dans lequel je te vis,
Limpide
est cette eau devenue miroir.
Je
regarde et je cherche ton visage qui me sourit
A
travers son reflet étoilé quand tombant est le soir .
Un
cygne en nageant a tracé un cercle d'argent.
Je
vis enfin ton image apparaitre devant mes yeux.
Je
plongeai tout au fond en t'appelant
En
ayant la sensation d'être au pays des dieux.
Dans
ce monde enchanté ou tu es la reine,
Ayant
toujours su que tu étais mon ailleurs ,
Écoutant
avec toi le chant des sirènes ,
Renonçant
a la vie terrestre je t'offrirai mon cœur.
Illustration de Joséphine Wall Octobre 2005
Reflet argenté apparaissant au fond de l'eau,
Comme un éclat tombé de la haut,
Renaissance féerique à l'apparition de l'automne,
Lueur d'espoir transformant à nos yeux tout l'univers,
Comme un ange voulant vaincre les forces de l'enfer.
Apercevant la petite lumière au bout du tunnel,
Je voudrais tant petit oiseau te redonner des ailes.
Comme des enfants ne croyant plus aux fées,
N'ayant connu rien d'autre que ce rêve brisé.
Croyance perdue, à chaque fois une fée meurt,
Le monde de James Barrie nostalgie dans nos coeurs.
Poudre étoilée ressurgissant sur nos âmes d'enfants ,
Impression de s'envoler vers le firmament.
Retrouvant enfin le chemin de la lumière .
La dernière des fées nous guidera vers sa sphère .
Illustration de Linda Bergkvist
Publié sur Valinor.over-blog Octobre 2006
Amour du passé surgissant dans la nuit,
Quand l'orage se fit entendre suivi par la pluie,
Une fenêtre s'ouvrit avec son claquement,
Quand l'on entendit le tonnerre durant un court instant.
Par une branche d'arbre une vitre fut brisée,
J'entendis au loin une voix m'appeler.
M'approchant de la fenêtre je tendis la main.
Quand je vis devant moi le jardin tout éteint .
Sensation de te reconnaitre au toucher de ta peau,
Quand une goute de sueur coula dans mon dos.
De ton portrait accroché au mur je vis couler du sang,
Quand je me sentis tout à coup vacillant.
J'eu l'impression de sentir des chaines sur mon corps,
Quand en noir et blanc autour de moi semblait être le décors.
Seul le sang dans la piece montrait sa couleur,
Je sentis comme une fleche toujours là dans mon coeur .
Cicatrisée mais non guerie était ma blessure,
Depuis ce jour ou j'ai perdue mon âme pure.
Tu hantes mes nuits reffusant de mourir
Pendant que je cultive ce que fut mon désir.
Conservant tes cendres avec lesquelles je me suis parfumé,
Pour que ton esprit prêt de moi reste une éternité .
Vampire de mes nuits dévorant tout mon sang .
Puisant ta survie, et mon âme du corps se détachant.
Publié sur Valinor.over-blog Septembre 2006
La mort dans l'âme semblait le suivre depuis toujours,
Le cœur durci à jamais rejetant définitivement l'amour.
Depuis que personne n'entendit ses cris de douleur,
Ses larmes il les portait définitivement dans son coeur .
Pour ne plus souffrir il voulut vendre son âme à Lucifer,
Signer un pacte avec le diable et finir en enfer.
Gardant éternellement les traits de sa jeunesse,
Il voulait être lui avant de plonger dans la vieillesse.
Oiseau blessé n'ayant plus l'usage de ses ailes,
Le cœur pleurant quittant le rêve d'une vie plus belle,
Perdant ses forces tombant en profonde léthargie,
Affaibli comme si au loin s'en allait sa vie.
Les démons du passé revenant sans cesse vers lui,
Les envoyés de Satan voulant lui prendre sa vie.
Toutes les nuits sous ses yeux apparaissait la faucheuse ,
Pour elle ses souffrances ne la rendait que plus heureuse .
Hurlant à la nuit comme un esclave voulant briser ses chaînes,
Perdu le coeur noué un bandeau sur la bouche l'âme en peine.
Son esprit quittant son corps il n'était plus qu'un fantôme.
Renaissant vers un ailleurs moitié spectre moitié homme.
.
Cherchant dans l'univers un double de lui même,
Une créature qui lui ressemble et qui quelque part l'aime.
Pour se fondre bien loin dans l'infini,
Calme sérénité et repos de l'esprit.
Publié sur Valinor.over-blog en Octobre 2006
Illustration de Kamilkuo
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