Comme si mon âme se réveillait,
Un vent frais caressa ma joue,
Sous mes yeux tomba une feuille de houx.
Un papillon se posa sur mon épaule,
Quand je me tins prés du saule;
Dans une larme je vis comme un reflet,
La laissant couler, rayonna devant moi une fée.
Porteuse d'espoir messagère du bonheur,
Magicienne irréelle qui berce mon coeur.
Prés des berges d'un lac devenu enchanté,
Je vis autour de moi une vallée de toute beauté.
Une voix sembla tomber du ciel;
Dans cette espace aux mille merveilles,
Île d'Avalon domaine légendaire ,
Naissance d'une nouvelle ère.
Transposition de mon âme vers un ailleurs,
Une autre vie sur un chemin appelé voie du coeur.
Écoutant une musique avec en avant des voix elfiques;
Suivant ma route guidé par un rayon magique.
Portant une souillure dans son honneur,
Il ne voulait plus être un héros déchu,
N'étant pas de ceux qui s'avouent vaincus.
Ne croyant plus à la vie et à l'amour,
Il semblait être éteint pour toujours,
Depuis l'aggravation de sa douleur,
Lorsqu'il fut touché direct au coeur.
Aimant le peuple qui lui rendait bien,
Il voulait être lui pour l'honneur des siens
Prêt a brandir une dernière fois son épée,
Que l'on se souvienne enfin qui il était.
Le destin du monde en un dernier combat,
Survie de l'humanité en son dernier éclat,
Chevauchant au son d'un grand chœur,
Guerrier de l'absolu pour un monde meilleur.
Autrefois une lance eut transpercé son cœur,
En lui il portait éternellement cette douleur.
Fatale blessure qu'il s'était lui même infligé,
Face à son double laissant tomber l'épée.
Au temps de sa gloire il fut le roi des fées,
Avant que celles ci l'eurent définitivement rejeté,
Depuis qu'il devint le chevalier déchu,
Quand on le crut définitivement perdu.
Sacrifié par la vie, sacrifié par l'amour,
Le poids d'une croix le suivait depuis toujours.
Vie placée sous le signe de la rédemption,
Comme pour exorciser de vieux démons.
Au cœur de la bataille on le vit surgir,
Ce fut son dernier souffle avant de mourir,
Finir une fois pour toutes en vainqueur,
Héros de la bataille avec tout son honneur.
Se battre pour le peuple et sa liberté,
Lui redonner enfin toute sa dignité,
Sauvant le monde de la tyrannie,
Il lui a fait don de sa vie.
Usant de ses dernières forces en un ultime combat
Jusqu'au dernier instant ou son esprit s'en alla.
Mourir pour mieux renaitre était sa volonté,
Jamais ne meurt l'âme d'un chevalier .
Retranché isolé il vivait au fond de la forêt,
Dans une profonde léthargie il était tombé,
Ne réagissant plus semblant drogué par des breuvages,
Il ne se souvenait plus qui il était ni même son âge.
Perdu comme le furent tous les héros déchus,
Tragique destin que nul n'avait voulu.
Il fut pourtant le plus grand des chevaliers,
A la cour personne ne l'avait oublié.
Son panache n'était plus qu'un vaste souvenir,
Un rêve que personne ne voulait voir mourir,
D'une autre époque semblait être son romantisme,
Méconnaissable il avait perdu tout son charisme.
Ombre de lui même ayant raté son retour,
Quand il décida de se montrer à la cour ,
Ou hélas personne ne le reconnu,
Il s'en alla se croyant définitivement perdu.
Ayant autrefois osé un amour interdit,
S'étant lui même auto-puni,
En s'étant de nouveau retranché ,
Il pensa à son retour qu'il se mit à regretter.
Autrefois il eut été de tous les combats,
Avant que la plaie d'une blessure jamais ne se referma.
Une lueur d'espoir un jour sembla se montrer,
Il se dit qu'un nouveau combat restait à être mené .
.
Une musique sembla me transporter,
Comme si la grâce d'un ange me sauvait,
Me laissant bercer par le bruit des eaux.
Des papillons volaient autour de moi,
Ouvrant mes yeux je vis apparaître une vallée,
Avec au loin un lac ou des cygnes nageaient.
Image ou illusion qui redonne la foi .
Quand le bonheur ne semblait être qu'un souvenir,
Surgissant d'un autre monde ou d'un songe éveillé,
Comme s'il avait seulement suffit de l'appeler .
Un rêve,soudain la vie sembla devenir.
Vallée parfumée dominée par des fleurs,
Étant sous le charme des voix angéliques,
Sous l'enchantement de cette musique,
Éteint autrefois, vivant était mon cœur.
Tout deux le destin les avait séparés,
N'étant l'un l'autre que des étrangers ,
Ensorcelés par la traitrise d'un dragon ,
Tombés comme sous le charme d'une chanson.
Oubliant le lien auquel était lié leur vies,
Le choc de l'amour les avait réunis,
Ignorant que dans leur veines coulait le même sang ,
Amour interdit provoqué dans un fatal instant.
Apprenant le secret, dans les profondeurs elle se precipita,
Avant qu'il decouvre la traitrise de la voix du dragon qu'il tua .
Se sentant abattu comme si la mort l'avait frappé,
Désespéré face a un ennemi il se jeta contre l'épée.
Lueur matinale comme un rayon tombé des cieux,
Message d'espoir semblant être la voix de Dieu;
Une musique venue apporter purification,
L'âme du compositeur retrouvant inspiration.
Royaume du Saint Graal dans un château sacré,
Un roi se meurt entouré des chevaliers;
Blessure non refermée, son âme s'en va,
Un monde s'éteint, plus de fastes, plus de joie.
Un preux chevalier, le plus pur dans son coeur,
Aura la sainte lance qui autrefois toucha le seigneur,
Guérira le roi de sa blessure mortelle,
Quand la colombe sous nos yeux déploiera ces ailes.
Les champs refleuriront sous le passages des chevaliers,
Un nouveau monde de paix et d'amour sera né.
Vendredi saint jour de la grâce divine,
Ou la nature renait sur des terres en ruines.
Tableau de .Wilhelm Hauschid
Ne croyant plus à la guérison magique,
De ce cœur qui a longtemps saigné,
Je regarde un paysage embrumé.
Aucune feuille ne reste sur les arbres,
L'hiver semble avoir un cœur de marbre.
Pourtant, que de beauté possède cette froideur,
Quand le souffle du vent semble bercer mon cœur.
Sensation magique, comme un renouveau,
Tel un rayonnement entrevu un matin tôt,
Un je ne sais quoi de parfum de bonheur,
Une rage d'y croire apparut dans mon cœur.
Une musique venue ni du paradis ni de l'enfer,
Toucha mon âme tel un ange tombé sur terre,
Évasion vers un ailleurs avec la grâce du merveilleux,
Sensation nouvelle de se rapprocher des dieux.
A vaincre cette fièvre qui un jour nous frappa,
Quand pour la première fois nos yeux se croisèrent,
Au moment ou un éclair jaillissait au coeur d'un tonnerre.
Comme si un filtre d'amour nous avait saisi,
Se substituant au filtre de l'oubli.
La force d'un aimant passa entre nous,
Nous attirant au milieu des feuilles de houx.
Des anges passèrent au dessus de nos corps,
Celant notre union dans une lumière couleur or.
Amour impossible plus fort que la raison,
Sacrement dans l'au delà de la secrète liaison.
Rivage des adieux devenu rivage éternel,
Dans la douceur étrange d'un monde irréel.
Passion survivant au delà de la mort,
Liés pour toujours au delà de nos corps.
Illustration de Donato Giancola.
Un hiver ou il fait froid dans nos cœurs,
Nos larmes abondantes ne gèleront jamais,
L'union de nos âmes les a empêché .
Voulant dominer nos peurs et nos pulsions névrotiques,
Pour que l'amour ressorte son coté angélique.
Sur nos âmes d' écorchés apparait un bouton de rose,
Capable de faire vibrer nos cœurs en osmose .
Luttant contre le dessus de nos souffrances,
Voulant qu'un jour notre union soit intense.
Nous aimerions tant panser nos plaies,
Qu' enfin notre vie soit ce rêve enchanté .
Nos zones d'ombres reviennent à la surface,
Comme pour enfermer la magie dans une carapace.
Deux cotés en nous semblent se déchirer,
Quand la rose est là voulant se réveiller.
.
Dans une forêt autrefois joyeuse,
On ne voit plus que des arbres nus,
Le chant mélodieux des oiseaux s'est tu.
La nature semble être malheureuse.
Les cœurs brisés cherchent le repos,
Les herbes mortes sont devenues poussières,
Ce qui deviendra bourgeon se cache sous terre,
L'hiver a revêtu la foret de son grand manteau.
Beauté glacée apparaissant devant nous,
La dame des neiges espoir renaissant,
Marchant sous la musique du bruit du vent.
Pour nous rappeler a être toujours debout.
Longue saison semblant durer une éternité,
Comme une mort pour mieux renaitre un jour.
Les belles âmes trouveront le printemps de l'amour,
Autrefois endormie la nature enfin sera réveillée.
Illustration de Nene Thomas
un doux moment de rêve bonne soirée read more
on Matin féerique